Tout d'abord...

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Que sera affiché sur ce blog ?

Sur ce blog vous trouverez des textes qu'ont ecrit les plus grands Hackers, du genre du Mentor, ou de Kevin Mitnick, ou d'autre... Vous ne trouverez pas sur ce site de quoi hacker ou crasher le moindre systeme, j'ai pris en compte la charte du SkyBlog et je m'y tient. Mais il faudra pour certains texte connaitre quelques mots du Jargon du Hacker, je mettrait une liste vous inquietez pas ;)

Sur ce, Bonne visite !

# Posté le vendredi 04 novembre 2005 05:25

Modifié le jeudi 28 décembre 2006 16:08

Le manifeste du hacker

Le manifeste du hacker
Le manifeste hacker

PAR The Mentor

Ce qui suit a été écrit peu après mon arrestation...

La conscience d'un hacker

Un autre a été pris aujourd'hui, c'est dans tous les journaux. « Un adolescent arrêté dans un scandale de crime informatique. » « Arrestation d'un Hacker après des tripatouillages bancaires. »

Saleté de gosses. Tous pareils.

Mais vous, dans votre psychologie trois-pièces et dans votre technocervelle des années 50, avez-vous jamais regardé derrière les yeux du hacker ? Est-ce que vous vous êtes jamais demandé ce qui le déclenche, quelles forces lui ont donné forme, qu'est-ce qui a bien pu le modeler ?

Je suis un hacker, entrez dans mon monde...

Mon monde est un monde qui commence avec l'école... Je suis plus intelligent que la plupart des autres gosses, ces conneries qu'ils nous apprennent m'ennuient...

Ces fichus élèves en situation d'échec. Ils sont tous pareils.

Je suis dans un collège ou un lycée. J'ai écouté les profs expliquer pour la quinzième fois comment réduire une fraction. Je le comprends. " Non, Mme Smith, je n'ai pas montré mont ravail. Je l'ai fait dans ma tête... "

Fichu gosse. Il l'a probablement copié. Tous pareils.

J'ai fait une découverte aujourd'hui. J'ai découvert un ordinateur. Eh attendez, c'est cool. Il fait ce que je veux qu'il fasse. S'il fait une erreur, c'est parce que j'ai merdé. Pas parce qu'il ne m'aime pas...

Ou qu'il se sent menacé par moi...

Ou qu'il pense que je suis un petit malin...

Ou qu'il n'aime pas enseigner et ne devrait pas être là...

Fichu gosse. Tout ce qu'il fait, c'est jouer à des jeux. Tous pareils.

Et ensuite, c'est arrivé... une porte s'est ouverte sur un monde... on envoie une pulsation électronique, qui fonce le long des lignes téléphoniques comme l'héroïne dans les veines d'un drogué, on recherche un refuge contre les incompétences quotidiennes... on trouve une planche de salut...

« C'est ça... c'est là qu'est mon appartenance... »

Je connais tout le monde ici... même si je ne les ai jamais rencontrés, je ne leur ai jamais parlé, n'entendrai peut-être jamais plus parler d'eux... je vous connais tous...

Tu peux parier, y'a pas à tortiller, qu'on est tous pareils... à l'école, on nous nourrissait à la petite cuillière de blédine pour bébé alors que nous avions faim de steack... les bouts de viande que vous nous refiliez étaient prémâchés et sans goût. Nous avons été dominés pas des sadiques, ou ignorés par des apathiques. Les quelques-uns qui avaient quelque chose à nous apprendre trouvaient en nous des élèves pleins de bonne volonté, mais ce petit-nombre là, c'était comme des gouttes d'eau dans le désert.

Voici notre monde maintenant... le monde de l'électron et de l'interrupteur, la beauté du bit. Nous utilisons un service déjà existant sans payer pour ce qui pourrait valoir des clopinettes si ce n'était pas administré par des gloutons profiteurs, et vous nous traitez de criminels. Nous explorons... et vous nous traitez de criminels. Nous cherchons le savoir... et vous nous traitez de criminels. Nous existons sans couleur de la peau, sans nationalité, sans parti pris religieux... et vous nous traitez de criminels. Vous construisez des bombes atomiques, vous faites la guerre, vous tuez, vous trompez et vous nous mentez et vous tentez de nous faire croire que c'est pour notre bien, mais c'est nous les criminels.

Oui, je suis un criminel. Mon crime est celui de la curiosité. Mon crime est de juger les gens pour ce qu'ils disent et pensent, pas pour ce qu'ils ont l'air. Mon crime est d'être plus fort que vous, ce que vous ne me pardonnerez jamais.

Je suis un hacker, et ceci est mon manifeste. Vous arrêterez peut-être cet individu-ci, mais vous ne pouvez nous arrêtez tous... après tous, nous sommes tous pareils.

Ecrit le 8 janvier 1986

# Posté le vendredi 04 novembre 2005 05:28

Modifié le jeudi 28 décembre 2006 16:11

L'histoire du Hacking

L'histoire du Hacking
Le Hacking (ou piratage informatique) existe depuis plus d'un siècle. Dans les années 70 (1870 !), des adolescents embauchés par la Bell Telephone s'attaquaient déjà au réseau téléphonique en participant aux conversations des américain, c'était le début du Hacking ou plutôt de ce que l'on appelle aujourd'hui le phreaking (catégorie du Hacking s'intéressant à la téléphonie).


Voici un bref historique du piratage informatique :

Début des annnées 1960

L'arrivée des énormes installations informatiques, telles que le laboratoire d'intelligence artificiel du MIT, devient un
motif à la naissance des hackers. Au début, le terme de Pirate ou Hacker était plutôt valorisant puisqu'il désignait une personne
capable de pousser un programme informatique (on ne pouvait pas encore vraiment parler de « logiciel » à l'époque) au delà
de ses capacités, ou encore d'optimiser le code source d'un programme au maximum. Les hackers n'ont pas encore de mauvaises
intentions, mais représentent un groupe d'élite, formant ce qu'on appellera le « Clergé de l'informatique ».

Début des annnées 1970

Le phreaking réapparaît au début des 70s. En effet, John Draper parvient à passer un appel international gratuitement en émettant
une tonalité précise (le fameux 2600Hz) dans le combine. Cette tonalité était utilisé pour demander au système d'ouvrir la
ligne. Ainsi, en émettant cette tonalité, John Draper avait accès à la ligne avant même de payer. L'anecdote, c'est que Draper
a découvert cette tonalité grâce à un petit sifflet offert en cadeau dans un paquet de céréales ! John Draper, appelé par
la suite “Captain Crunch”, fut arrêté fréquemment durant les années 70 pour piratage téléphonique.

Deux membres du Homebrew Computer Club californien inventent la "blue boxe" (boite bleue), dispositif célèbre utilisé pour
le piratage téléphonique.

Début des annnées 1980

Le célèbre écrivain CyberPunk William Gibson invente le terme de « Cyberespace » dans un roman de sciences fiction (Neuromancer).

Première arrestation pour piratage informatique, le FBI arête le groupe 414s de Milwaukee dont les membres sont accuses de
60 infiltrations informatiques.

Deux grands groupes de hackers se forment , Legion of Doom aux Etats-Unis et le Chaos Computer Club en Allemagne.

« 2600: The Hacker Quarterly » est crée afin de partager des astuces sur le piratage informatique et téléphonique.

Fin des annnées 1980

La loi sur les excès et les fraudes informatiques donne plus de pouvoirs aux autorités fédérales américaines..

Une équipe de réaction d'urgence informatique est crée par l'agence américaine pour la défense. Sa mission est de surveiller
les attaques sur les réseaux informatiques

A 25 ans, le célèbre hacker, Kevin Mitnick, surveille secrêtement les e-mails des fonctionnaires de la sécurité de l'équipement
numérique. Il fut accusé de dommages informatiques et de vol de logiciel puis condamné à un an de prison ferme.

La “First National Bank of Chicago” est victime d'un vol de 70 millions de dollars par des pirates.

Début des annnées 1990

Début d'une application de loi sérieuse aux Etats-unis visant à arrêter les plus grands hackers. Les agents du gouvernement
fédéral arrêtent "Knight Lightning" à St Louis et le trio Masters of Deception formé par "Phiber Optik", " Acid Phreak" et
"Scorpion".

Operation Sundevil, une équipe spéciale des services secrets dirige des raids dans 12 grandes villes.

Apres 17 mois de recherche, le pirate Kevin Lee Poulsen ("Dark Dante") est arrêté pour vol de document militaire.

Cas très médiatisé, Kevin Mitnick est arête pour la seconde fois, il fut localisé informatiquement par Tsutomu Shimomura au
San Diego Supercomputer Center.

Fin des annnées 1990

Des pirates s'infiltrent et modifient les principaux sites fédéraux, comme le ministère de la justice américaine, l'US Air
Force, la CIA ou encore la NASA...

Les ordinateurs du ministère de la défense comptent 250 000 attaques dans la seule année 1995.

Des pirates percent la sécurité de Windows NT afin de montrer les faiblesses du système..

Le moteur de recherché Yahoo! est attaqué par des pirates. Ils clament qu'un virus se propagera sur les ordinateurs des utilisateurs
de Yahoo! le jour de Noël 1997 si Kevin Mitnick n'est pas libéré. Diane Hunt, la porte parole de Yahoo! affirme qu'il n'y
a aucun virus.

En Janvier 1998, le bureau federal des statistiques américaines est inondé des jours durant par des centaines de milliers
de fausses requêtes d'information, un type d'attaque appelée « spamming » (débordement)

Des hackers s'infiltrent dans le site Web de la United Nation's Children Fund, menaçant d'un "holocauste" si Kevin Mitnick
n'est pas libéré.

Un groupe de hackers disent avoir pénétrer un réseau du Pentagone et avoir volé un logiciel permettant le contrôle d'un satellite
militaire. Ils menacent de vendre le logiciel à un groupe de terroristes.

Le groupe de hackers “L0pht” avertissent qu'ils sont capable de stopper la totalité des connexions Internet en moins de 30
minutes. Le groupe encourage de prendre des mesures de sécurités urgentes.

# Posté le vendredi 04 novembre 2005 05:33

Modifié le jeudi 28 décembre 2006 16:12

Kevin Mitnick - Le suivi de l'affaire

Kevin Mitnick - Le suivi de l'affaire
Le 26 mars 1999 à Los Angeles, Kevin Mitnick a été condamné à 46 mois de prison. Compte tenu du temps passé en détention préventive, Kevin Mitnik pourrait retrouver la liberté d'ici un an. Il souhaiterai, selon son avocat , reprendre des études et travailler comme consultant informatique.
30/03/99


<< Les Inrockuptibles >> n°172 du 04 au 09 novembre 1998

Un site d'admirateurs prend fait et cause pour le plus grand pirate informatique de l'histoire, toujours emprisonné.
Le Condor du piratage

Internet "Libérez Kevin." La page d'accueil militante du site officiel du plus grand pirate informatique de tous les temps ne mâche pas ses mots. "3 ans, 8 mois, 11 jours, 14 heures, 49 minutes, 44 secondes." Un calculateur joue les sabliers live et maintient la pression. Depuis trois ans, la défense du prévenu s'organise sur Internet, à l'américaine.

Kevin Mitnick alias le "Condor" est une légende vivante du "hacking". Déjà condamné à un an de prison pour fraude informatique en 1988, Mitnick devient, au début des années 90, l'ennemi électronique numéro un et fout la trouille à l'Amérique tout entière. Adolescent, il infiltre l'ordinateur du NORAD situé au Colorado et dont le rôle, à l'époque, est d'assurer la défense du continent nord-américain contre une attaque soviétique. Cet "exploit" sera à l'origine du scénario du film War games. En décembre 94, alors qu'il pénètre dans les systèmes de sécurité d'un ordinateur du SCSD (Supercomputer Center of San Diego), Mitnick se heurte à Tsutomu Shimomura, expert en sécurité informatique. Entre les deux hommes, un défi commence, poussant Mitnick l'orgueilleux à laisser des messages téléphoniques au domicile de son nouvel adversaire ou encore à semer la zizanie dans son ordinateur personnel. Le 15 février 95, grâce au talent de Tsutomu Shimomura, Kevin Mitnick est arrêté par le FBI. A son actif : le "vol" de plus de vingt mille numéros de cartes de crédit dérobées à la compagnie de services Internet Netcom, puis le vol de quinze numéros de téléphone cellulaires lui permettant de s'introduire dans des bases de données informatiques, ou encore le piratage de logiciels de grandes compagnies (Novell, Motorola, Nokia, Fujitsu, NEC). Un préjudice estimé à 88 millions de dollars.

Rejugé à la fin de l'été dernier, après trois ans et demi de détention, Kevin Mitnick n'est toujours pas fixé sur son sort. Son site officiel, auquel, naturellement, il ne participe pas, propose toutes les archives, dossiers et nouvelles fraîches jour après jour sur son cas. Il fait le point sur sa défense dont une bonne partie s'articule autour du fait qu'un "hacker" ne peut pas être "condamné de fraude au câble ou de délit informatique si le gouvernement ne peut pas démontrer qu'il agissait, lors des faits, dans un autre but que la curiosité ou le plaisir de chercher". Le site, en plus d'organiser la collecte des fonds pour la défense du prévenu, invite les internautes à écrire aux grandes rédactions américaines ou encore à mobiliser l'attention du Congrès afin de réclamer un jugement clair et définitif et aider le pirate à faire valoir ses droits.

Quelle que soit l'issue de l'affaire, Kevin Mitnick, dont la justice américaine compte bien faire un exemple, est déjà assuré, après sa libération finale, de ne plus pouvoir utiliser d'ordinateur aussi facilement qu'avant, ni même de travailler dans l'informatique ou tout autre métier lui permettant l'accès à un ordinateur sans l'accord d'un agent de probation.

Xavier de Moulins

# Posté le vendredi 04 novembre 2005 05:39

Modifié le jeudi 28 décembre 2006 16:14

Le hacker Kevin Mitnick sort un livre et vend ses PC

Le hacker Kevin Mitnick sort un livre et vend ses PC
Le célèbre pirate informatique américain Kevin Mitnick, premier "hacker" à avoir été emprisonné, actuellement en liberté surveillée jusqu'en janvier 2003, entend gagner de l'argent en publiant un livre et en vendant aux enchères ses ordinateurs.

Son livre, intitulé "The Art of Deception" (L'art de la tromperie), sortira le 25 octobre, bien qu'il lui soit interdit de tirer profit de son histoire jusqu'en 2010.

Kevin Mitnick se défend en expliquant que son livre est à visée éducative.

"Certaines des techniques et des astuces ont été utilisées par moi contre certaines entreprises, mais toutes les histoires contenues dans le livre sont fictives", affirme-t-il.

L'ouvrage de Mitnick décrit des techniques de manipulation et de persuasion, dite d'ingénierie sociale grâce auxquelles un pirate informatique peut obtenir les codes nécessaires pour pénétrer le réseau d'une entreprise en se faisant passer au téléphone pour quelqu'un d'autre.

L'ancien hacker a également mis en vente aux enchères sur internet deux de ses ordinateurs portables avec lesquels il a perpétré ses plus hauts faits d'armes aux dépens de grandes sociétés au début des années 1990.

Les deux machines, un Toshiba Satellite 4400SX et un Toshiba 1960CS, aujourd'hui obsolètes, sont mises aux enchères sur eBay, avec une offre de 9.200 dollars sur le second.

Selon la description donnée pour le premier, il possède encore une fine couche de la poussière utilisée pour révéler les empreintes digitales et des marques rouges là où ces empreintes ont été prises. Sans oublier une souris encore emballée dans une poche plastique du FBI.

ORDINATEURS DEDICACES AUX ENCHERES

Les deux ordinateurs sont dédicacés par Kevin Mitnick et Steve Wozniak, le co-fondateur, avec Steve Jobs, du constructeur Apple Computer.

Wozniak y a écrit une phrase : "You've got the whole world in your hands. -- Woz (Free Kevin !)", signifiant "Vous avez le monde entier dans les mains", en référence au slogan écrit sur les toutes premières machines construites par Wozniak et Jobs.

Mitnick avait déjà vendu aux enchères ses cartes de détenu sur le site Dutchbid.com car les grands sites d'enchères en ligne, comme eBay, Amazon et Yahoo, l'avaient refusé.

Aux critiques l'accusant de tirer profit de ses méfaits, Mitnick rétorque qu'il essaie de refaire sa vie et d'utiliser ses compétences pour éviter aux entreprises d'être victimes des pirates.

"J'ai fait ce que j'ai fait. J'ai payé ma dette à la société. Je ne suis pas intéressé par le piratage ou par revenir à ce style de vie. J'ai compris la leçon et je ne le referai plus", a-t-il dit lors d'un entretien avec Reuters.

Aujourd'hui âgé de 39 ans, Kevin Mitnick a été arrêté le 15 février 1995 après trois ans de cavale pendant lesquels, pourchassé par le FBI, il a piraté les réseaux d'entreprises informatiques réputées, comme Novell, Motorola, Sun Microsystems et Nokia, mais aussi les ordinateurs de spécialistes de la sécurité informatique, comme Tsutomu Shimomura.

Mal lui en a pris car c'est ce dernier qui a aidé la police à l'arrêter.

Détenu pendant quatre ans et demi, dont huit mois confiné au secret car le FBI disait craindre qu'il puisse faire décoller des missiles nucléaires depuis la cabine téléphonique de la prison, Mitnick a plaidé coupable de fraude téléphonique, de fraude informatique et d'écoutes téléphoniques lors de son procès en mars 2000.

Dans le cadre de sa liberté surveillée, il a le droit d'utiliser un téléphone portable et un ordinateur, mais pas d'accéder à internet, ni de quitter le sud de la Californie sans autorisation.

Sources : Elinor Mills Abreu - SAN FRANCISCO (Reuters)

# Posté le vendredi 04 novembre 2005 05:43

Modifié le jeudi 28 décembre 2006 16:15